Point, ligne, plan...Espace

Le titre de notre exposition est aussi celui du livre de Vassili Kandinsky 1. Avec nos trois artistes ( deux peintres : IMAÏ - MANSUY et un sculpteur : THOMAS d’HOSTE) nous revenons aux éléments primordiaux du langage pictural abstrait et à la «plastique pure» : Le point d’abord, qui existe à peine, silencieux et immobile aux limites du néant. Pourtant, par son déplacement dans le plan du tableau, il en rompt l’ immobilité originelle et introduit des dynamiques nouvelles avec la perception des contrastes: verticalité, horizontalité et sinuosités de la ligne.

Puis, le déplacement de la ligne engendre le plan qui, à son tour se met en mouvement et définit la troisième dimension, l’espace de la sculpture.

Ces éléments premiers du langage plastique résonnent en nous comme la création d’un monde. On croit entendre une définition autre de la géométrie, quand naissent correspondances et analogies, tandis que rythmes, intervalles, proportions, textures, sonorités, tonalités jouent de leur polyphonie, comme une musique pour les yeux.

 

1/   « Point, Ligne, Plan », paru en 1926 tandis que cet inventeur de la peinture abstraite enseignait au Bauhaus de Weimar les règles élémentaires de la « grammaire des formes » aux côtés de P. KLEE, W. GROPIUS, J. ITTEN, O. SCHLEMMER etc...

 

 

Lire la suite : Point, ligne, plan...Espace

Arcanes de la nuit

 

La nuit s'installe, les lumières de la conscience s'éteignent. L'esprit oscille entre frayeur et fascination. Dans la pénombre qui gagne, les contraires se pénètrent, des créatures hybrides se dessinent. La face cachée de l'être se dévoile, brisant les tabous et leur cortège de transgressions, de débauches, de mort. Les œuvres de l'exposition « Arcanes de la nuit » comme les formules secrètes des anciens alchimistes, se présentent comme des énigmes. Leur mystère reste intact, aucune interprétation, aucun code, ne viendra éclaircir leur inquiétante étrangeté. Les quatre artistes présentés explorent à leur manière les profondeurs de la nuit. Surgissent alors d'inquiétantes créatures. Figures animales ou humaines chez Victor Soren, personnages interlopes de Denis Pouppeville, guerriers et amazones surgis de la nuit des temps chez Hans Jorgensen, barques échouées d'un lointain périple pour Isabelle Vialle, autant d'aspects singuliers que la lumière noire illumine en écho aux nuits qui nous habitent.

 

 

Lire la suite : Arcanes de la nuit

Têtes...

 Ils en font des têtes!...

Nous avons proposé aux artistes de nous faire des têtes ! Beaucoup se sont pris au jeu, et nous en proposent des petits et moyens formats conçus pour cet amical tête à tête. Une exposition collective, donc, regroupant 19 artistes, peintres et sculpteurs, rythmée par ce motif récurrent: la tête humaine. Source inépuisable d’inspiration, la tête, son visage, le portrait, se laisse traiter de tous les noms, trogne, tronche, binette, caboche, bouille, gueule.... sans oublier son origine latine: testa, pot de terre, ni qu’en français, ce pot de terre a détrôné le chef (caput) pour désigner ce que l'homme a de plus précieux mais aussi de plus fragile.

 Peintres :

Georges BRU - Pierre DESSONS - Marc GIAI-MINIET - Abraham HADAD -

Jörg HERMLE - Bernard LE NEN - Bernard OUVRARD - Denis POUPPEVILLE

Marc PRIALNIC – Bernard PRIVAT - Victor SOREN - Jean-Paul SOUVRAZ

Bernard THOMAS-ROUDEIX - Isabelle VIALLE

Sculpteurs :

Frédéric BRIGAUD - Yukichi INOUE - Hans JORGENSEN - Janos KALMAR

Pascale PROFFIT

25 janvier - 4 mars 2017

vernissage mercredi 25 janvier à partir de 18h30

 

Lire la suite : Têtes...

Autour de la céramique

 

 

La céramique est dans cette exposition le trait d’union entre des artistes par ailleurs peintres et sculpteurs. Chacun à sa manière, ils ont introduit dans leur univers ce médium des plus anciens qui émane de l'alchimie de trois éléments primordiaux: la terre, l'eau et le feu. Son usage remonte aux origines de l'humanité. Qu'elle soit terre cuite, grès, faïence ou porcelaine, la céramique fixe l'empreinte du geste et se plie à toutes les volontés, à tous les rêves. Formes, couleurs, matières, une infinité de possibilités s'offre à l'imaginaire de l’artiste. Porte-lune d’ Odile Frachet, joyeuses gargouilles de Pascale Proffit, extravagantes figures de Bernard Thomas-Roudeix, ces œuvres diverses et singulières révèlent la fécondité essentielle du matériau qu’est la terre argileuse.

 

Lire la suite : Autour de la céramique

L'invention du paysage

 

Le mot « paysage » est apparu au milieu du 16e siècle pour désigner un tableau représentant un morceau de nature. D'elle-même, la nature ne nous offre aucun paysage. C'est le regard qui y découpe, qui choisit un morceau digne d'être représenté ou simplement admiré. De ce fait, le paysage à proprement parler est toujours une invention.

Entre point de vue et point de fuite, s'ouvre au regard de l'observateur une étendue limitée par la ligne d'horizon. Ainsi définit-on le paysage. Mais peut-on lui assigner de telles limites? Déjà le romantisme a fait du paysage le reflet des états d'âme, bousculant ainsi le parti pris d'objectivité.

Les peintres Jean-François Oudry, Gottfried Salzmann, Bernard Thomas Roudeix repoussent encore ces limites et brouillent tous les repères hérités de la tradition picturale. Le paysage s'invite en ville, multiplie les points de vue, combine des perspectives multiples. Qui regarde? Que voit-on? D'où voit-on? Chaque œuvre interroge notre regard et l' entraîne dans une aventure visuelle. Le paysage n'est plus seulement une donnée de la vue, mais devient le possible d'un vécu.

Viennent alors, en contrepoint, les sculptures de Hideko Miyata et de Yukichi Inoue. Pourtant qu’y-a-t-il de plus étranger à la sculpture que la notion de paysage? Son rôle serait plutôt de s'inscrire dans son espace, de le mettre en tension et le faire exister comme paysage. Les marbres-signes de Miyata, les Petites forêts  d' Inoue, par leur présence, ont vocation à s’inscrire dans le paysage plutôt que de le décrire.

 

Lire la suite : L'invention du paysage

MINIMENTA

Exposition prolongée jusqu'au samedi 9 juillet

 Our exhibition Minimenta is prolongated untill sat. july 9

(réception de clôture - finissage à partir de 18h, samedi 9 juillet)

 

Lire la suite : MINIMENTA

Abstraction?

 

Abstraction contre figuration, cette fausse querelle qui a un moment échauffé les esprits, est heureusement depuis longtemps dépassée. Elle n'aurait sans doute pas existé si le mot « abstraction», tiré du champ de la philosophie et appliqué à l'art, n'avait prêté à de nombreuses confusions. En effet, peindre ou sculpter c'est toujours « abstraire », ou extraire des éléments du réel pour les re-présenter en dehors de leur contexte perceptif ou affectif. Mais n'est-ce pas la caractéristique-même de l'œuvre d'art que d'abstraire le sujet du tableau de son contexte ?

Les artistes que nous présentons, sont résolument non figuratifs. Mais ils n'ont pour autant pas déserté la réalité. Pour eux, comme pour toute la modernité en art, le réel ne se borne pas aux apparences perceptives, mais est aussi intérieur, subjectif... L'artiste invente et rend visible  (Paul. Klee ). Il peint le monde qui l'habite et celui qu'il habite. Ainsi, depuis toujours, se dressent des ponts vers nos réalités particulières.

 

Lire la suite : Abstraction?

ACCROCH'COEUR

  Pour le 3ème anniversaire de la Galerie, notre exposition "Accroch'coeur" montre des oeuvres de nos artistes sorties des réserves de la galerie...

Vous avez donc dix jours (jusqu'au 30 avril) pour nous rendre visite et poursuivre l'exploration. Le savant désordre des petits et moyens formats de ces artistes exposés depuis l'ouverture de la galerie témoigne mieux que mille mots de l'esprit qui les rassemble. Ces oeuvres peuplent nos réserves et n'aspirent qu'à être regardées, aimées, choisies, adoptées.

 

Les artistes accrochés (ordre alphabétique)

F. BERTSH - Ch. BISKUP - G. BRESCIANI - F. BRIGAUD - G.BRU - A.A. CARRON - J.M. CARTEREAU - N. COSENTINO - P. DESSONS
M. DOLLE-LACOUR - M. DOREMBUS - P. DUCLOU - F. DUMINIL -
DUSKA - J.M. EHANNO - E. GERBAUD - M. GIAI-MINIET - J. HERMLE - Y. IMAI - Y. INOUE - M. IZNARDO - H. JORGENSEN - J. KALMAR - KITAKATSU - J. KORTZ-WAINTROP - M. MADORE - E. OULES - D. POUPPEVILLE - P. PROFFIT - S. SAUNIERE - J.P. SOUVRAZ - V. SOREN - B. THOMAS-ROUDEIX - P. VEYRON - I. VIALLE - WOLFRAM.

 

Lire la suite : ACCROCH'COEUR

Entre NOIR et BLANC

« A noir, E blanc... » Voyelles, le célèbre sonnet d'Arthur Rimbaud s'ouvre sur un double contraste. Le son A, pour le poète exprime la plénitude de la voix qu'il associe au noir, perçu comme le condensé de toutes les couleurs (vision évidemment poétique exempte de toute considération scientifique). Le son E, à l'opposé est blanc, souvent muet. C'est l'élément fluide de la parole, sa respiration, son silence. Cette analogie poétique correspond parfaitement aux artistes qui s'expriment en noir et blanc. Grande a été cette tendance dans les année 50/60. Parmi les plus connus, rappelons Soulages, Marfaing, Hartung, Kline, Prassinos, Fred Deux.. Les artistes que nous présentons, Christophe BISKUP, Michèle IZNARDO, Serge SAUNIÈRE, Sylvie TESTAMARCK s'inscrivent dans cette lignée, en y ajoutant chacun la singularité de son univers. Tout est possible avec le blanc du papier et le noir de l'encre, du fusain ou du crayon. L'essentiel est dans la tension entre ces deux pôles complémentaires. Du noir-noir au blanc le plus clair, se disent tous les contrastes du Plein et du Vide. Noir et blanc se font mutuellement valoir, s'opposent et se rejoignent dans l'infinité de tous les gris.

 

Lire la suite : Entre NOIR et BLANC

L'Ange du Bizarre

 

  Le Beau est toujours bizarre écrit Baudelaire dans Curiosités esthétiques. Le bizarre? Baudelaire, traducteur d'E.A.Poe, l'a déjà rencontré dans l'une des nouvelles les plus extravagantes de l'écrivain américain: « L'Ange du Bizarre ». Une apparition imprévisible et grotesque y hante le narrateur. L'Ange du Bizarre viendrait donc nous visiter comme une rencontre inattendue, étrange... Nous nous extrayons alors de la pesante réalité des habitudes. Le sens commun est pris en défaut, la conscience pénètre dans les mondes inexplorés de l'imaginaire. Terrifiant, féroce, inquiétant , incongru, grotesque, ironique, souriant parfois... l'Ange du Bizarre possède mille visages. Mais, tout bizarre n'est pas nécessairement beau. Baudelaire écrit plus loin : « Je dis ( que le beau) contient toujours un peu de bizarrerie non voulue, inconsciente et que c'est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement beau ». Les artistes que nous présentons, ne sont ni volontairement ni artificiellement bizarres, mais leurs œuvres sont singulièrement belles... Tous sont habités au plus profond d'eux-mêmes par l'ambivalence, l'entre deux de tous les mondes où règnent les forces de l'inconscient. Par delà la grande diversité de leurs expressions, ils se retrouvent en ce lieu.

 

Lire la suite : L'Ange du Bizarre

Temps calme, beau fixe

 

 La lumière toujours façonne l'ombre comme le reflet inversé de sa puissance. Une de nos précédentes expositions explorait « La part de l'ombre ». Cette fois, les artistes que nous présentons, n'ignorent pas tumultes et tempêtes intérieurs mais préfèrent contempler des rivages plus calmes. Le difficile combat de la création est pour eux quête d'harmonie et tentative de réconciliation avec le monde. L’ombre y est transcendée par la joie d’exister dans la beauté de la nature. L’eau, la terre, le ciel, éléments primordiaux sont au cœur des peintures de Gianbattista Bresciani, des dessins et pastels de Jean-Marc Ehanno, des pastels de Nadine Cosentino et des sculptures de Catherine Bouroche. De ces œuvres, diverses par la forme et la matière, se dégage une énergie sereine comme une invitation à redécouvrir l’harmonie du monde.

 

Lire la suite : Temps calme, beau fixe

Hommage à Franck DUMINIL

   En juin 2013, Franck DUMINIL participait à notre exposition « Ineffable Présence ». C'est alors qu'il nous fit part de son vœu, exposer à nouveau dans notre galerie en une exposition personnelle partagée avec son ami Jean Suzanne. Depuis les années 90 (galerie AA Paris), jusqu'à 2013 (Mers les bains), de nombreuses expositions les ont réunis. Hélas, Franck nous a quitté avant que nous n'ayons pu réaliser son souhait. Nous honorons donc notre promesse en lui rendant cet hommage.

 En apparence pourtant, rien ne semble plus opposé à la sculpture de Jean Suzanne, recherche de la forme pure que la peinture de Franck Duminil située au-delà de toute forme définie. Mais cette contradiction est en réalité une complémentarité qui établit entre leurs œuvres un dialogue inattendu surprenant et inépuisable.

Lire la suite : Hommage à Franck DUMINIL

Des lointains familiers

24 juin - 18 juillet 2015

 

Muriel DOREMBUS – Amélie DUCOMMUN – peintures

Pierre YERMIA sculptures bronze

 

Les paysages et figures des artistes que nous présentons pour cette seizième exposition (la dernière avant fermeture estivale) semblent venir d'un ailleurs indéterminé. Mais bien vite, nous les apprivoisons. Nous y retrouvons nos états d'âme, notre intériorité. Les fragiles silhouettes de Pierre Yermia, celles de Muriel Dorembus, au bord de l'effacement, nous parlent de notre condition. De même, les paysages d'Amélie Ducommun vagabondent entre réminiscences et sensations. Chacun, avec son langage, évoque la parenté avec ce qui nous entoure : le monde est notre famille .


 

 

Muriel DOREMBUS Lointains XXI, technique mixte/papier 41x56cm 2014

 

Lire la suite : Des lointains familiers

Des arbres... autour de Mario PRASSINOS

Arbre de vie, pilier cosmique, mythes et rêveries autour de l'arbre, habitent l'imaginaire depuis la nuit des temps. L'homme a perçu l'arbre comme un frère végétal. « L'homme comme l'arbre est un être où des forces confuses viennent se tenir debout » (Gaston Bachelard L'air et les songes)

Plus l'arbre s'élève vers le ciel, plus ses racines s'enfoncent dans les ténèbres de la terre. L'arbre est un passeur de mondes, un lien entre le monde chthonien et le monde céleste où s'épanouit son feuillage au rythme des saisons. Sa croissance lente, imperceptible et silencieuse semble adossée à l'éternité. Les artistes que nous présentons et Mario Prassinos d'abord, chacun à leur manière, participent de cette vitalité silencieuse.

L'arbre est un thème qui traverse l' œuvre de Mario Prassinos. La croissance et l'énergie du végétal s'y disent sous diverses formes et apparences qui peuvent aller de l'incarnation dans des formes humaines à l'abstraction du signe. Toutes les mutations sont possibles.

 

Lire la suite : Des arbres... autour de Mario PRASSINOS

Signes Traces Empreintes

 

 Nous ne nous tenons jamais au présent, écrivait Pascal vers 1660, dans Les Pensées. Le pur présent n'existe pas. Chargé de souvenirs et de rêves, comme un animal traqué, il s'enfuit dans l'épaisseur du temps. Cette fuite éperdue laisse pourtant des signes, des traces et empreintes de son passage. L'artiste, comme un guetteur à l'affût, capte ces signaux silencieux. A sa manière, il leur donne vie, les trace, les imprime, les imprègne, les grave, les sculpte... Par l'alchimie de l'œuvre, la fugacité du temps devient matière.

Papiers, buvards, toiles, collages, estampages, matières griffées, grattées, métal froissé, compressé ... Nombreux sont les matériaux et les techniques qui se chargent du poids de l'instant qui passe. Ainsi, chacun des trois artistes que nous présentons, Monique Dollé-Lacour, Pierre Duclou, Elisabeth Oulès, trace son chemin à travers sa mémoire et son imaginaire, et renvoie tout un chacun à sa propre durée.

 

Lire la suite : Signes Traces Empreintes

La part de l'ombre

« Il y a en nous quelque chose de sombre qui rend plus lumineuse la vie » dit le poète et cinéaste Pasolini. Mais que voit-on de l'ombre?

Quand grandit la part de l'ombre, l'imagination règne en maître et la raison, naufragée, s'efface. De cette plongée dans les profondeurs, certains artistes font surgir des êtres effrayants et fascinants. Dans la célèbre gravure de Goya, jaillissent des monstres engendrés par le sommeil de la raison. Ces monstres exorcisent nos angoisses et cette catharsis, paradoxalement, nous rassure et nous comble. Car cette part d'ombre est lucidité, et cette lumière intérieure, pourtant noire, nous aide à affronter le sentiment tragique de notre finitude. Ainsi seront présentées les œuvres d'Isabelle Vialle, Hans Jorgensen, Christophe Biskup et Jean-Marie Cartereau. Chacune à sa manière, partage notre inquiétude pour la mieux tenir à distance et ainsi nous rendre plus forts.

 

Lire la suite : La part de l'ombre

Bernard THOMAS-ROUDEIX - Philippe RILLON, Oeuvres anciennes

Bernard THOMAS-ROUDEIX est peintre et céramiste. Depuis les années 60, et l' Ecole des Beaux Arts, son parcours artistique croise celui de Philippe RILLON peintre lui aussi, et désormais directeur artistique de la galerie. Ces deux là partagent donc une complicité de longue date. Aussi allait il de soi de leur donner carte blanche pour interroger chacun dans le développement de son œuvre, ses permanences et ses variations. L'exposition concentrera pourtant son propos sur les quinze dernières années avec un accrochage qui soulignera l'effet de contraste entre les deux artistes comme entre les périodes de chacun.

 

Lire la suite : Bernard THOMAS-ROUDEIX - Philippe RILLON, Oeuvres anciennes

LE DESSIN ou la probité de l'art

Dessins: Christophe Biskup - Frédéric Brigaud - Georges Bru - Jean-Marie Cartereau - Nadine Cosentino - Jean-Marc Ehanno - Michèle Iznardo - Michel Madore - Gottfried Salzmann

Sculptures: Frédéric Brigaud


24 septembre – 1er novembre

L’exposition est une coupe partielle dans la pratique contemporaine du dessin. Elle ne cherche en aucun cas à renouer avec un «néo-classicisme» depuis longtemps dégénéré en académisme stérile. Alors, n'aurait-il pas fallu mettre au moins un point d’interrogation après cette célèbre citation de Monsieur Ingres, Le dessin est la probité de l'art?

Le dessin a depuis longtemps dépassé sa fonction originelle de «projet» (dessin et dessein sont étymologiquement synonymes); il n’est plus qu’accessoirement croquis ou esquisse. Devenu art autonome, il est recherché désormais exclusivement pour lui-même. Ses frontières avec les autres formes d'art se sont estompées, sans pour autant gommer entièrement sa spécificité. Depuis la Renaissance, les amoureux de beaux papiers, de belles feuilles et du bel ouvrage poursuivent la tradition des cabinets d’amateurs. La fragilité du dessin, et ses dimensions parfois modestes sont paradoxalement devenus ses principaux atouts, au point que se sont multipliées manifestations et expositions qui lui sont consacrées.

Les artistes qui pratiquent exclusivement le dessin sont rares. Quelques-uns ont conquis la reconnaissance de cercles toujours plus larges d'amateurs avertis. Parmi eux nous avons choisi les neuf artistes de cette exposition.

Et puis, le dessin demeure le chemin le plus court et le plus naturel vers le sentiment esthétique. Il est émotion esthétique instantanée, celle qui ne ment ni ne triche… car le bon dessin est comme une évidence. Il témoigne de l’authenticité de l'artiste, il est son épreuve de vérité, la probité de son art.

 

Lire la suite : LE DESSIN ou la probité de l'art

Paysages intérieurs


« Paysages intérieurs »

Françoise BERTSCH, DUKA, Jean Francois TABURET, peintres, Yukichi INOUE, sculpteur

4 juin - 12 juillet 2014


Voir un paysage, comme le reflet d’un état d’âme, plutôt que comme un point de vue, est un lieu commun du romantisme en littérature et en peinture. Projeter son intériorité sur la nature est une caractéristique essentielle de la modernité en art. Mais les quatre artistes que nous présentons vont bien au-delà du poncif. Chacun à leur manière, ils dépassent le vis-à-vis avec le paysage, le défont, pour vibrer à l’unisson de la nature. Toutes les dimensions de l’expérience sont mises en œuvre au delà du seul regard. Ils installent une indivision entre le sujet et l’objet, entre « le sentant et le senti » selon l’expression du philosophe Merleau-Ponty.

Lire la suite : Paysages intérieurs